Logiciel médical

Logiciel médical : le guide pratique du médecin

Le logiciel de gestion de cabinet pour médecins généralistes et spécialistes exerçant en cabinet médical existe depuis une quarantaine d’années. On peut cependant poser le début des années 2000 comme marqueur du début d’une nouvelle ère pour les logiciels médicaux, avec l’entrée en vigueur du projet SESAM Vitale de l’Assurance Maladie. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de la télétransmission des feuilles de soins électroniques (FSE) pour la facturation des actes NGAP et CCAM des praticiens exerçant en libéral, premier chantier de dématérialisation de la CNAM aujourd’hui largement installé. Munis de leur carte vitale, les patients n’imaginent plus sortir du cabinet avec une feuille papier à poster pour être remboursés.

Depuis 20 ans, le logiciel médical évolue désormais au rythme des chantiers réglementaires (dossier médical partagé DMP, téléservices de l’Assurance Maladie, messagerie de santé MSS, e-prescription), des besoins des professionnels de santé pour la gestion de leurs dossiers patients (consultation par spécialité, courriers, outils de communication médicale, …), et des nouvelles technologies (web, applications mobiles smartphone, téléconsultation, vidéoconsultation…). Pour l’intelligence artificielle, nous aurons l’occasion d’en reparler !

Comment choisir un logiciel médical ?

Il convient d’abord de vérifier la liste de ses certifications, celles-ci étant non seulement obligatoires mais ouvrant droit à des subventions financières pour s’équiper (forfait structure et accord conventionnel interprofessionnel ACI).

Liste des certifications d’un logiciel de gestion :

  • Certification LAP : logiciel d’aide à la prescription
  • Agrément télétransmission SESAM Vitale sur le socle officiel en vigueur (voir amili)
  • Homologation DMP
  • Agrément MSS (messagerie sécurisée de santé)
  • Agréments téléservices de l’Assurance Maladie
  • Système d’information labellisation e-santé (MSP, centre de santé)
  • Hébergement de données de santé HDS

Il est ensuite primordial pour le praticien d’étudier les services proposés par l’éditeur du logiciel médical :

  • Logiciel adapté à sa pratique (travail seul ou en réseau), à sa spécialité, à ses préférences (windows, Mac OS)
  • Prise de rendez-vous patientèle, téléconsultation, application mobile
  • Offres spécifiques (jeune médecin, tarif de la licence, …)
  • Possibilité de monter un financement
  • Installation et prise en main
  • Accompagnement dans la mise en place du système d’information
  • Formation
  • Mises à jour
  • Assistance téléphonique
  • SAV, présence de proximité

Une fois cette pré-sélection effectuée, il ne reste plus qu’à contacter la société pour un RDV de conseil et démonstration avec le commercial. L’ergonomie de l’écran d’accueil, du dossier médical et du déroulé de la consultation pourra alors être étudiée en détail pour se faire une idée de l’outil.

Quel logiciel médical choisir ? Quel est le meilleur logiciel médical ?

Il existe sur le marché de nombreuses solutions logicielles, que l’on pourrait classer en deux catégories : les historiques (comme Crossway, Médiclick, Hellodoc, Axisanté) et les plus récents web (comme MLM, Weda ou encore Dr Santé).

Néanmoins, au-delà de couvrir chaque fonction essentielle au cabinet médical sur un écran personnalisable, les logiciels de Cegedim, comme MLM, présentent l’avantage d’être intégrés dans une offre globale incluant un accès direct à l’ensemble des services réglementaires (sans double-saisie, sans relecture de carte CPS), un pack installation pris en charge par un expert en informatique médical CLM, une évolutivité garantie dans le temps.

Comment changer de logiciel médical ?

Changer de logiciel médical implique, au-delà du choix du nouveau logiciel, de se préoccuper de la reprise des données de son logiciel actuel.

Il conviendra donc de suivre les étapes suivantes :

  •     Sélectionner son nouveau logiciel (voir chapitre précédent)
  •     Effectuer une sauvegarde, demander à son éditeur un export de ses données
  •     Demander à la société éditrice du nouveau logiciel choisi une étude de reprise des données (faisabilité, délais, échantillon de visualisation)
  •     Planifier avec soin la date de migration pour effectuer la transition sans rupture et sans perte de données

Comment apprendre un logiciel médical ?

Il existe de nombreuses formules pour se former à l’utilisation du logiciel médical :

  • Aide en ligne dans le logiciel
  • E-learning
  • Formation en ligne
  • Tutoriels vidéo
  • Formations DPC prises en charge par le FAF PM

Pour un résultat optimal, il est conseillé d’effectuer un apprentissage progressif, en ciblant en priorité les fonctionnalités les plus urgents et/ou celles répondant à un besoin précis... Une fonction peut être :

  • La facturation
  • La messagerie sécurisée de santé MSS pour communiquer avec ses confrères
  • Le DMP
  • La personnalisation de courriers type pour gagner du temps
  • Les fonctionnalités médicales

Le monde médical bouge, comment évolue le professionnel de santé ?

Si les cabinets médicaux restent pour le généraliste et les spécialistes libéraux le principal modèle, l’exercice en les maisons de santé, centres de santé, pôles de santé, séduit de plus en plus de praticiens attirés par un travail collectif entre le médical et le paramédical (infirmières, masseur, kinésithérapeute, …), sages-femmes, dentistes, radiologue…  

Cette coordination est d’ailleurs appelée de ses vœux par les institutions pour optimiser le parcours de soins du patient, organiser le premiers recours, désengorger les urgences... L’objectif est de promouvoir le partage des dossiers médicaux et paramédicaux pour améliorer la prise en charge du patient.

Choisir une solution logicielle dans ce cadre implique des critères supplémentaires :

  •     Respect des normes réglementaires (label MCS) pour un outil adapté et l’éligibilité aux subventions
  •     Tiers payant
  •     Gestion par profils utilisateurs (professions diverses, secrétariat), traçabilité
  •     Gestion administrative et des honoraires adaptée
  •     Formulaires de suivi patients
  •     Solutions de mobilité
  •     Ecrans d’information en salle d’attente